Poliart Hugo

Rencontre avec Hugo Poliart
22 février 2016

___________________________________________

Bio
Entretien
Photo
Vidéo
Audio

___________________________________________

Biographie

hugo_poliart

Hugo Poliart est né le 30 mai 1974 à Braine-le-Comte et vit à Bruxelles.

Après avoir travaillé plus de dix ans dans la communication digitale pour différentes entreprises et services publics, il décide de tout quitter pour partir en Colombie et écrire son premier roman, “Superflus”, sorti en novembre 2015.

La page facebook de l’auteur : https://www.facebook.com/HugoPoliart/

Retour en haut

___________________________________________
___________________________________________

Entretien

Publier un premier roman est toujours une aventure hors du commun. Mais pour Hugo Poliart, l’aventure a pris une forme particulière, car comme son héros, il a tout abandonné pour la vivre à fond.

Premier roman donc qui a failli obtenir le Prix Première et a reçu une mention spéciale du Jury.

Alors, entrons immédiatement dans cette belle expédition et faisons connaissance non seulement avec l’auteur, mais aussi avec l’homme.

Tu es né en 1974, aurais-tu voulu naitre à une autre époque ?

J’aurais peut-être préféré naître à une époque où il y a moins d’écrivains. Cela aurait été peut-être plus facile d’en vivre 🙂

Dans quel type de famille as-tu grandi ?

Une famille plutôt bienveillante et avec des valeurs comme l’honnêteté ou la justice. Il y avait aussi beaucoup de livres à la maison, à tous les étages, même si je ne les lisais pas forcément…

Comment était le petit Hugo à l’école ?

Au tout début, premier de classe, ensuite dernier de classe, très dissipé voire insupportable et finalement renvoyé de plusieurs établissements. Mais à la fin, j’ai repris le dessus heureusement…

Qu’est-ce qui passionne Hugo Poliart à l’époque et maintenant?

L’écriture, les mots à l’époque et maintenant. Et le théâtre qui m’a accompagné toute mon adolescence, histoire de faire oublier mes mauvais résultats scolaires…

Que voulais-tu devenir quand tu étais tout jeune?

Je voulais devenir exactement ce que je suis en train de devenir!

Question bateau certes, mais comment en es-tu venu à l’écriture, et pourquoi écrire ?

C’est à l’académie de Braine-le-Comte que j’ai découvert les textes, les pièces de théâtre et je m’étais inscrit en diction car j’avais vu qu’on y écrivait aussi parfois des poèmes… J’ai même gagné un concours de poésie en 1988 avec un texte sur la paresse. Tout était dit !

Quels sont les premiers écrivains que tu as lus ?

Mon premier souvenir, c’est La gloire de mon père de Pagnol…

Dans un monde parfait, ce serait quoi être écrivain ?

Je ne sais pas si j’ai envie d’être seulement écrivain. Je crois d’ailleurs que c’est pratiquement impossible d’en vivre aujourd’hui. Je suis un peu touche-à-tout et je me vois plutôt devenir artiste des mots ou quelque chose comme ça.

Besoin d’un rituel pour écrire, un endroit, une musique ?

Surtout pas de musique, du silence et une parfaite solitude. Pour le premier, j’ai réuni ces trois conditions en Colombie…

Par quoi es-tu inspiré ?

Par les conversations des gens, dans les bars, les restaurants, les trams, par la vie quotidienne, par l’actualité aussi, beaucoup.

Es-tu quelqu’un qui travaille beaucoup tes livres, qui y penses longtemps à l’avance ?

Oui, la première fois que j’ai eu l’idée de base de Superflus, c’était il y a trois ans, mais ce n’est que récemment que j’ai décidé de prendre le temps de l’écrire. Je travaille aussi par couches successives. Mais j’apprends, je n’ai pas encore de technique définie et je pourrais même expérimenter d’autres méthodes pour les suivants.

Une anecdote à nous raconter concernant tes livres, tes personnages ?

Oui, une anecdote un peu triste. La première fois que j’ai pensé à Superflus, j’avais l’idée d’un personnage qui ne pouvait plus avoir ses parents… Et dans les deux années qui ont suivi, malheureusement mes parents sont décédés. Beaucoup de choses écrites dans Superflus ont fini par se produire. La prochaine fois, j’écrirai plutôt l’histoire d’un gars qui gagne le pactole à l’Euro-millions…

Comment pourrait-on te qualifier en tant qu’écrivain?

J’espère « atypique » car je n’aime pas les étiquettes figées.

C’est quoi pour toi la liberté ?

La liberté, c’est mon plus grand secret. Donc je vais le garder pour moi…

Tu écris sans arrêt… ?

Tous les jours oui, mais pas forcément du roman. J’écris aussi des chroniques, des pensées, des petites phrases…

Tu as travaillé dans le monde de la communication, qu’est-ce que cela t’a appris ?

Cela m’a appris qu’on ne peut plus rien faire aujourd’hui sans penser à cet aspect. Et ça m’a sans doute aussi aidé à faire un premier roman qui fait un peu parler de lui…

En 2008, tu crées le site 13lignes.be pour résumer l’actualité. Que peux-tu nous en dire ?

Je voulais retrouver l’écriture. C’était la grande époque des blogs personnels. Les 13 lignes, c’était un défi, une contrainte. La contrainte est une bonne technique de créativité.


superflusSuperflus
Lien externe du livre

Victor Daller veut disparaître de sa vie, à l’aide d’une organisation qui lui propose une existence moins misérable. Ce n’est pas si compliqué. Les relations humaines sont devenues éphémères. Mais pour s’assurer que personne ne cherchera à le retrouver, il doit s’isoler pendant plusieurs mois dans un pays lointain. Après avoir vendu tout ce qu’il possédait, Victor commet l’erreur d’acheter un billet pour la Colombie. On l’avait prévenu : le seul risque, c’est de vouloir y rester.

Il est clair que ce n’est pas un roman traditionnel. De l’amour, un peu de polar, des instantanés sous forme de carnet.

Quand as-tu commencé à penser à écrire ce livre ?

J’ai eu la première idée générale il y a trois ans. Et le titre Superflus m’a été suggéré par une fille en Australie sur une terrasse de café…

Pour écrire ce livre, tu as tout quitté et tu es parti en Colombie. Quelle idée folle…

Je voulais me mettre, autant que faire se peut, dans les mêmes conditions que le personnage principal. Je ne savais pas que j’allais rester en Colombie pendant toute l’écriture ni que l’histoire allait prendre vie là-bas.

En partant là-bas, tu es tombé amoureux de la Colombie, que peux-tu nous en dire ?

La Colombie, c’est le pays où la différence entre ce qu’on en dit et la réalité est la plus grande. C’est la destination rêvée pour les curieux. Mais c’est surtout des Colombiens dont on peut facilement tomber amoureux…

C’est un livre divertissant, certes, mais c’est aussi une réflexion sur notre société.

Oui, fatalement, ce sont dans mes habitudes de blogueur de réfléchir à la façon dont nous vivons. Et l’expérience de cet homme qui veut changer de vie est un bon prétexte pour faire réfléchir à tout cela.

Vous êtes vous senti « superflu » et quand ?

Je me sens superflu à chaque instant. Tout en sachant qu’on peut devenir indispensable la minute d’après. En fait, c’est une question de responsabilité.

Raconte-nous le message caché contenu dans ton livre.

Je voulais qu’il y ait un aspect ludique et un mystère contenu dans le livre qui serait dévoilé après sa publication. Je ne savais pas au moment où j’ai eu cette idée que ce message deviendrait une demande en mariage dans ma propre vie…

Ta marque de fabrique pour communiquer sur les réseaux et sur ton blog est un carnet. Comment cela a-t-il commencé ?

Quand j’ai décidé de devenir écrivain, je me suis remis à écrire à la main. Un jour, j’ai pris une photo de mon carnet et je l’ai publiée sur Facebook. Je me suis alors aperçu que les mots écrits à la main dans un carnet avaient plus de force, que les gens les lisaient avec plus d’attention. Alors je me suis dit que cela pouvait devenir ma nouvelle contrainte de créativité…

Alors, un nouveau roman en préparation ?

Il est presque terminé. Il raconte de façon burlesque l’histoire d’une tueuse en série dont le métier est d’assassiner des jeunes écrivains. Le roman s’appellera Lulo. C’est le nom d’un fruit colombien…


 

 

Livres

1) Comment voyager avec un saumon (Umberto Eco)
cvt_Comment-voyager-avec-un-saumon
2) Mon propre rôle (Serge Gainsbourg, intégrale des textes de chanson)monproprerole
3) Un anglais sous les tropiques (Boyd)
cvt_Un-Anglais-sous-les-tropiques_1172
4) La possibilité d’une île (Houellebecq)
cvt_La-Possibilite-dune-ile_4083
5) Luilebol (dictionnaire d’insultes en néerlandais)
luilebol

 

Films

1) Le nom de la rose
2) The Ghostwriter
3) Taxi driver
4) Joyeuses Pâques (comédie idiote),
5) Carlito’s way
5 bis) Underground (Kusturika)

 

Musique

1) Chopin Ballade en sol mineur
2) Back to black (Winehouse)
3) Cécile ma fille (Nougaro)
4) Instant crush (Daft Punk)
5) Salsa y choke (Chocquibtown)

Retour en haut

___________________________________________
___________________________________________

Galerie Photo

Retour en haut

___________________________________________
___________________________________________

Vidéos

 

Retour en haut

___________________________________________
___________________________________________

Audios

Présentation :

Superflus :

Extrait de lecture :

Partage et fin :

Retour en haut

___________________________________________
___________________________________________

 

 

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

nine × = fifty four