Berenboom Alain

Rencontre avec Alain Berenboom
17 juin 2015

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Bio
Entretien
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Biographie

alainberenboomNé à Bruxelles en 1947 d’un père venu d’une petite ville près de Varsovie en Pologne et d’une mère née à Vilnius (à l’époque russe), Alain Berenboom est devenu un peu par le hasard du désordre de l’Europe du XX ème siècle un écrivain belge de langue française.

Sa culture et ses origines cosmopolites expliquent sans doute que son œuvre romanesque promène le lecteur sur tous les continents, de préférence là où les choses sont en train de péter. Pourtant, ses héros ne sont pas des aventuriers. En réalité, ils n’ont pas les moyens de leurs aspirations. On retrouve ainsi dans l’œuvre de Berenboom les traits dominants de l’art belge: un humour teinté d’auto-dérision, un mélange de panache et de modestie, le tout mâtiné d’une touche d’absurde.

Ecrivain renommé dans son pays (et récompensé des plus prestigieux prix littéraires), il mène en parallèle une carrière d’avocat renommé en droit d’auteur, de professeur à l’université de Bruxelles, et de chroniqueur dans le principal quotidien belge « Le Soir ».

Avant de se lancer dans le policier, Alain Berenboom a publié six romans.

Le site de l’auteur : http://www.berenboom.com/

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Entretien

 

Mesdames et Messieurs les jurys,

Sur le banc des accusés siège Alain Berenboom. Son crime ? Avoir commis des livres, divers et variés.

Né en 1947, Mesdames et Messieurs, Alain Berenboom est élevé dans le respect par un papa polonais pharmacien dont il va d’ailleurs tirer un livre Monsieur Optimiste et une maman russo-lituanienne. Il entre à l’Athénée Fernand Blum avec comme professeur de néerlandais rien moins qu’André Delvaux qui lui inculquera la passion du cinéma qu’il développera en devenant administrateur de la Cinémathèque Royale de Belgique.

Mais est-ce un crime, Mesdames et Messieurs, que de rentrer à l’Université libre de Bruxelles pour y faire des études de droit ? Est-ce un crime que d’entrer au Barreau de Bruxelles en 1969 ? Faut-il lui reprocher d’être devenu un expert des droits d’auteurs et des média ? Certes non…

Mais que lui reproche-t-on au fond ? D’avoir publié son premier roman La position du missionnaire roux en 1990, d’avoir reçu le Prix Rossel en 2013 pour Monsieur Optimiste, de devenir en 2004 commandeur de l’Ordre de Léopold ? Peut-être sont-ce ses chroniques hebdomadaires dans Le Soir qui gênent ?

Non Mesdames et Messieurs, le crime d’Alain Berenboom, c’est de ne pas avoir la langue dans sa poche, c’est de décortiquer la Belgique jusque dans ses plus petits travers, de nous montrer tels que nous sommes. Le seul vrai crime d’Alain Berenboom c’est d’avoir du talent, Mesdames et Messieurs, un vrai talent, puissant et singulier.

Alors, Mesdames et Messieurs, je vous laisse seuls juges en votre âme et conscience, faut-il écouter et lire Alain Berenboom ?


Quel genre de petit garçon étiez-vous ?

Gentil, moyen en classe, plutôt solitaire ou pour être juste aimant la solitude, ni cancre ni revendicatif mais j’écrivais déjà des histoires, souvent.

À quel âge avez-vous commencé à écrire ? Que sont devenus ces textes de jeunesse, de quoi parlaient-ils ?

Très tôt, 8 ou 9 ans ; je me rappelle d’une histoire qui mettait en scène un personnage appelé Satador, un nain, qui avait plusieurs pieds, des mains bizarres, mais qui était un terrien. Il était confronté, si je me rappelle bien, à une fleur tombée de la lune…

Vous entrez en 1965 à l’Université pour entamer des études de droit. Tout jeune vous saviez ce que vous vouliez faire ?

Non, j’ai choisi le droit par élimination, le droit sur l’insistance de mes parents qui voulaient me voir faire des études universitaires (peu importe lesquelles) et pas des études de cinéma comme j’en avais vaguement envie.

Pourquoi le droit et pas la pharmacie comme papa ?

J’étais nul en sciences et je pense que je ne me voyais pas dans une boutique et travailler avec mon père.

Quels sont les premiers écrivains que vous avez lus ?

Des BD, Hergé, Franquin, Morris, bien sûr, et des auteurs jeunesse, Henri Vernes, Jules Verne, Paul Berna, mais aussi très vite des gens comme Jarry, Alphonse Allais. J’adorais aussi les Dialogues de la Semaine de Virgile, le meilleur écrivain en bruxellois…

Question bateau certes, mais comment en êtes-vous venu à l’écriture, et pourquoi écrire, et quel est le statut de l’écrivain dans notre société ?

Comme je le disais, j’ai écrit très tôt et n’ai guère arrêté, petits textes de fiction, de théâtre, même deux romans et des textes juridiques. Mon premier roman publié La position du missionnaire roux m’a été inspiré par ce que me racontait ma compagne de ses années en Afrique

Vous êtes prof de droit, qu’essayez-vous d’inculquer à vos étudiants ?

Être critique, plein de doutes, de beaucoup lire, écouter la musique, voir des films, s’intéresser au monde ; le droit s’inscrit dans la société, il n’est surtout pas confiné dans une tour d’ivoire

Vous avez écrit Traité de Maastricht, mode d’emploi en 1992, que pensez-vous de l’Europe et de son évolution ?

Pour ma génération, c’est une réalisation historiquement formidable qui a laissé le continent (en tout cas les pays qui font partie de l’Union) à l’abri de la guerre et obligés de négocier sans cesse les uns avec les autres. Alors qu’on enseigne traditionnellement l’Histoire à travers les grandes victoires ou défaites militaires des uns et des autres, la construction européenne démontre qu’elle se construit plutôt à travers des nuits de négociations ; c’est moins spectaculaire, moins cinématographique mais un bel exemple de progrès de la civilisation sur la barbarie vers où on est en train de revenir…

Mais, comme tout le monde, je rage de voir la construction patiner, les égoïsmes régionaux, nationaux, rendre ces avancées sans objet, la médiocre qualité de ceux qui s’en occupent, la fragilité de ses institutions et le manque de démocratie des institutions et des décisions.

Dans un monde parfait, ce serait quoi être écrivain ?

Il n’y a pas de monde parfait, donc on a drôlement besoin des écrivains qui racontent les failles.

Besoin d’un rituel pour écrire, un endroit, une musique ?

Non.

Par quoi êtes-vous inspiré ?

Souvent par des questions politiques et bien sûr par les femmes… les deux ensemble font un excellent cocktail…

Êtes-vous quelqu’un qui travaille beaucoup vos livres, qui y pense longtemps à l’avance ?

Je travaille sans cesse, je ne cesse de revoir et réécrire mais je ne prépare pas un livre ; je l’écris en suivant l’inspiration du jour qui me mène d’un chapitre au suivant et les personnages qui finissent par m’emmener eux-mêmes, en ayant pris leur liberté par rapport à moi.

Comment pourrait-on vous qualifier en tant qu’écrivain?

Je laisse ça aux lecteurs, moi je déteste les étiquettes. J’ai écrit un texte à ce sujet, intitulé Écrivain de la Communauté française qui répond complètement à votre question.

Votre métier d’avocat vous aide-t-il en tant qu’écrivain ?

Non, ils sont totalement indépendants. J’entretiens la schizophrénie avec plaisir.


La-Position-du-missionnaire-rouxLa position du missionnaire roux (1990)
Lien externe du livre

« Je hais l’Afrique ! Je hais l’Afrique ! », voilà comment commence ce roman.

Il raconte l’histoire d’un cadre chez Nestlé, coincé dans un avion détourné. Ce cadre est bloqué sur le tarmac d’un aéroport ghanéen.

C’est l’occasion de nous apprendre son histoire, celle de sa femme Céline qui s’est entichée d’un pasteur tiers-mondiste et qui a tout laissé tomber pour partir en Afrique en mission humanitaire.

On pourrait croire à un roman sérieux, mais s’ensuit une farce féroce, sensuelle et drôle, qui met en boîte le couple, le business et la charité… dans un huis clos hilarant.

On trouve déjà dans votre premier roman toute votre verve, votre humour.

Comment avez-vous eu l’idée d’écrire ce livre ?

Ma femme avait commencé un récit de ses années en Afrique par « Je hais l’Afrique »… j’ai poursuivi…

C’est votre premier livre, comment le considérez-vous aujourd’hui ?

Avec beaucoup de nostalgie puisque j’avais 25 ans de moins ! Quand je l’ai récemment relu pour une réédition, j’ai trouvé une spontanéité que j’ai peut-être un peu perdue !

Votre vie semble sérieuse, vous fallait-il cela pour sortir un peu de votre cadre quotidien ?

Non, j’ai toujours aimé alterner dans ma vie le droit très sérieux et la fantaisie, l’écriture, le cinéma, etc. Toujours cette envie de vivre schizophrène

Vous n’épargnez rien ni personne dans votre roman : la société de consommation, le couple, la religion…

Jacques De Decker vous qualifie de « déboulonneur d’idoles intellectuelles ».

La Suisse en prend aussi pour son grade dans votre livre…

On y trouve aussi des personnages hauts en couleur, comment faites-vous pour nous les rendre aussi vivants ?

Ah, ça, si je le savais…

Pourquoi avoir choisi l’humour, le sarcasme ?

Ça me vient tout naturellement, je suis plus méchant que je n’en ai l’air.

Pourriez-vous publier un tel roman aujourd’hui ?

Il y a des naïvetés que je corrigerais ce qui le rendrait moins percutant !


piqueniquedeshollandaisesLe pique-nique des Hollandaises (1994)
Lien externe du livre

Pourquoi Van Loo, un attaché culturel de Belgique à Varsovie traîne-t-il un cadavre dans un cercueil à travers la Hollande ? Pourquoi ces trois filles collées à ses basques le suivent jusqu’en Pologne ? La belle Rebecca Manicewicz, dont Van Loo tombe éperdument amoureux, est-elle vraiment si innocente qu’elle y paraît ? Et quel est le véritable dessein de Bokma, redoutable homme d’affaires hollandais, en s’intéressant de très près au camp de concentration d’Auschwitz ?

Une épopée tragico-burlesque qui décrit à quoi ressemble la nouvelle Pologne capitaliste et à travers elle, une certaine Europe d’aujourd’hui, quand elle oublie son Histoire.

Vous abordez dans ce roman, notamment, le futur d’Auschwitz. Pourquoi avoir choisi un sujet si… délicat ?

Je suis né en 1947 de parents juifs qui venaient d’échapper à la déportation alors que l’essentiel de la famille avait disparu. Ca laisse quelques traces…

L’idée de revenir sur les lieux du crime qui a décimé la génération de mes parents était donc toute naturelle mais je ne me voyais pas écrire au premier degré. J’aurais trouvé ça insupportable, je n’aurais pas pu. Il me fallait donc aborder le sujet par la bande, par un autre point de vue. J’ai donc emmené mes personnages à Auschwitz aujourd’hui (en tout cas à l’époque où j’écrivais le roman, au début des années ‘90).

Vous créez dans ce roman un certain Van Loo, un nom que vous utilisez aussi pour votre célèbre détective.

C’est un hasard.

Dans ce roman, l’Europe des douze, est au centre de l’Histoire. Qu’avez-vous voulu dénoncer ?

Je n’écris pas des romans à messages mais des fictions pures, où je frôle la réalité, je l’observe par un autre bout de la lorgnette.

Le désir est aussi présent dans vos romans. Ici par exemple, votre héroïne demande à Van Loo de ramener la vie à Auschwitz en lui proposant de lui faire l’amour à même le sol de l’ancien camp de concentration pour « que le plaisir reprenne possession des lieux ». Est-ce bien raisonnable tout ça ?

Raisonnable ??? Tous mes livres tournent en partie au moins autour du désir de la femme, de l’amour, de la tentation et donc de la déraison !


perilenceroyaumePérils en ce royaume (2007)
Lien externe du livre

Nous sommes dans la Belgique de 1947. Un jeune fonctionnaire aux Affaires étrangères, qui fut résistant pendant la guerre, disparaît brusquement. Sa famille fait appel à un détective privé, Michel Van Loo. Les temps sont agités en Belgique à l’époque : règlements de compte entre résistants et anciens collaborateurs, sur fond de guerre civile larvée entre les partisans du roi Léopold III et ceux qui veulent une république, pendant que les communistes de tous poils se disputent entre eux, sûrs de prendre le pouvoir. C’est dans ce climat qu’enquêtent Michel Van Loo et ses amis, Anne, une shampouineuse, Federico, un coiffeur, ancien partisan communiste italien, le pharmacien juif Hubert et même son bébé.

Un polar nostalgique et drôle qui explore les coulisses de la Belgique.

Il y a évidemment les fêlures de la guerre, la Belgique, la résistance, mais il y a surtout Bruxelles qui ‘bruxellait’ encore pas mal, avec ses ‘zievereers’, ses gueuzes-grenadine, ses trams à plate-forme, cette époque où le permis de conduire n’existait pas encore. Cette époque de Quick et Flupke qui nous mène de la place des Bienfaiteurs au Parc Josaphat, de la place de Brouckère au cimetière d’Ixelles. Une ville que vous connaissez bien, où vous avez toujours vécu, je crois.

Oui, je suis né à Bruxelles, j’aime cette ville et je la quitte peu.

À l’occasion de ce roman, vous créez votre personnage fétiche, Michel Van Loo, détective privé, que l’on va retrouver dans d’autres romans. Pourquoi avoir créé un détective privé et de plus à cette époque ?

J’aime les romans policiers ; je trouve que c’est un genre qui permet de plonger le scalpel dans les plaies de l’époque ou du milieu qu’il décrit. Un genre qui ouvre beaucoup de liberté à l’écrivain, y compris sur la question de l’écriture.

Périls a été écrit au moment où l’on parlait sérieusement d’une perspective de dislocation de la Belgique (pendant les pénibles négociations du gouvernement Leterme-Reynders). C’est une évocation nostalgique d’une certaine Belgique, née de la fin de la guerre, mais déjà en pleine ébullition.

La question royale plane aussi sur ce récit. La Belgique pourrait-elle devenir une république ?

En politique belge, l’inattendu est la règle ; c’est peut-être pour ça qu’il y a en Belgique tant d’écrivains de fiction.


Monsieur-optimiste_4733Monsieur Optimiste (2013)
Lien externe du livre

Après avoir raconté l’histoire de la Belgique, ce livre retrace votre parcours longtemps ignoré, de votre père d’origine polonaise, qui s’appelait en fait Chaïm Berenbaum, et de votre mère Rebecca Bieniakowski, venue de Lituanie. Un couple juif, qui se rencontre en Belgique, où ils sont venus faire des études. Ils vont y rester, échappant à l’horreur de la guerre, alors que leur famille respective disparaît dans les camps.

Quand on lit ce livre, on se rend compte que votre père voulait fabriquer un Belge de souche avec vous. Pourquoi ? Pourquoi aussi ne vous a-t-il rien raconté de sa vie ?

Les survivants de la guerre soit se suicident, soit reconstruisent à partir d’une page blanche. C’est le cas de mon père qui n’a pas voulu que je porte le poids ni de siècles d’antisémitisme, ni celui du régime nazi auquel il a échappé par miracle et par chance.

C’est quoi d’ailleurs être Belge ?

Pas plus clair qu’être Français ou Roumain… mais c’est autre chose que seulement aimer le chocolat, la bière et le Standard…

Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour écrire ce livre ? Pourquoi vous êtes-vous penché si tard sur vos origines ?

Il fallait je pense que j’ai l’expérience d’écrivain, pratiquement 10 livres derrière moi, pour être capable de m’attaquer avec simplicité à pareil sujet et avec liberté et légèreté.

D’ailleurs vous pourriez nous raconter comment vous avez fait pour l’écrire.

Il est né sans que je m’en rende compte. À l’occasion de diverses commandes de textes par des revues, j’ai commencé à écrire de courts épisodes où j’évoquais ma famille et mon enfance (d’abord, diverses anecdotes qui se passaient dans la pharmacie de mon père au centre de Bruxelles dans les années cinquante, un récit aussi sur nos dimanches où mon père me lisait la bible ; aussi le texte auquel j’ai déjà fait référence dans Écrivain de la Communauté française qui parcourt ma famille, etc.). Je me suis rendu compte que, sans le faire consciemment, je fabriquais au fil des années des pièces de ma vie et surtout de celle de mes parents et je me suis lancé dans une opération de reconstitution de ce puzzle en les écrivant sans chronologie.

Vous le dites d’ailleurs que vous n’avez pas voulu romancer, juste retranscrire les lettres, les faits tels qu’ils se sont passés. N’est-ce pas difficile pour un romancier ?

Non, c’est venu naturellement même si sortir quelques-unes de ces pièces ne s’est pas fait sans mal ni sans douleur mais aussi avec des moments de surprise et de joie.

Comment votre père que vous pensiez un petit pharmacien « sans histoire » est-il devenu l’homme que vous admirez ? Son optimisme et son incroyable capacité à rebondir ont-ils joué un rôle ?

J’ai toujours admiré mon père même s’il était assez protégé par son armure. Il avait un esprit critique, de grands idéaux, des rêves qu’il exprimait d’une voix forte.

Vous faites souvent référence aux œuvres d’Hergé et à Tintin, auquel vous êtes particulièrement attaché. Pourquoi ce rapprochement entre Hergé et votre père ?

C’est un clin d’œil à cette œuvre qui est une espèce de photographie de la Belgique contemporaine à la venue de mon père en Belgique (les années ‘30) puis de la manière dont les Belges regardaient le monde. Tintin, c’est vraiment la plus belle expression artistique des Belges de cette époque et de cette génération. C’est à cette image que mon père a voulu que je m’abreuve pour devenir le petit Belge idéal.

L’humour était présent chez votre père, dans vos livres aussi, êtes-vous Monsieur Optimiste junior ?

C’est un peu facile mais disons que je suis en effet plutôt d’un tempérament optimiste.

Ce livre a obtenu le Prix Rossel en 2013, cela a-t-il changé quelque chose pour vous ?

C’est une récompense flatteuse qui m’a fait découvrir par de nouveaux lecteurs, qui m’a aussi fait passer pour un « écrivain » puisque c’est une récompense attribuée par un jury d’écrivains reconnus et estimés.


fortunegutmeyerLa fortune Gutmeyer (2015)
Lien externe du livre

Irène de Terrenoir, la provocante épouse d’un attaché de l’ambassade de France à Bruxelles, demande à Michel Van Loo d’enquêter sur une étrange énigme : son père, le docteur Gutmeyer, a péri dans le camp de Terezin pendant la Seconde Guerre mondiale. Or, un homme reproduisant parfaitement sa signature est parvenu à retirer les fonds que Gutmeyer avait déposés avant-guerre sur un compte en Suisse. Qui est l’escroc ? Pourquoi a-t-il fait ce détour par Bruxelles, laissant deux morts dans son sillage, avant de partir en Israël ? Chargé de démêler cet imbroglio, Michel Van Loo est entraîné en Israël avec son ami, le pharmacien Hubert. Le voyage est d’autant plus périlleux que la police belge est à leurs trousses, les soupçonnant de meurtre. À Jérusalem, Michel Van Loo va devoir affronter des rabbins moins orthodoxes qu’on ne croit et des terroristes moins palestiniens qu’on imagine…

Comment pourriez-vous présenter cette nouvelle aventure de Michel Van Loo ?

Elle est née du mélange entre la trilogie Van Loo écrite avant Monsieur Optimiste (Périls en ce royaume, Le Roi du Congo, La recette du pigeon à l’italienne qui décrit quelques-uns des pans essentiels de la Belgique de la fin des années quarante) et de Monsieur Optimiste, ou d’un aspect de ce livre qui rapporte l’image idéalisée de mon père pour le tout jeune État d’Israël.

Un petit parallèle avec l’histoire de votre père, puisque le pharmacien Hubert apparait dans ce livre et va partir avec Michel Van Loo ?

Hubert qui était déjà présent dans deux des trois premières enquêtes de Van Loo prend ici un rôle essentiel. Normal : la trilogie était une « saga belgicaine » dont Van Loo était le principal protagoniste avec son côté belgicain moyen alors que La fortune Gutmeyer est un livre sur Israël, dont Hubert en est le moteur.


5 livres préférés (au milieu de 1000 autres)

  • Shosha de IB Singer
    CVT_Shosha_5048
  • Anna Karenine de Tolstoï
    cvt_Anna-Karenine_25
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    lincendie
  • L’autre moitié du soleil de Chimamanda Ngozi Adichie
    cvt_Lautre-moitie-du-soleil_8159
  • Notre agent à La Havane de Graham Greene
    CVT_Notre-agent-a-La-Havane_6041

 

5 films (Oulala ! 5 seulement !)

 

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